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Superficie : 350 ha Population 1999 : 114 habitants Habitants : les Saint-Péens
Origine du nom : de Saint-Pierre, et du dieu topique Artae ou Artahe. Historique : Au 19ème siècle,
Emile Cartailhac et Maurice Gourdon réalisent des fouilles dans les grottes de
la commune. Ils y découvrent des outils de l’âge de bronze, mais aussi des
outils en pierre taillée ou en os. Ces derniers indiquent la présence de
chasseurs dans les grottes à la fin du Paléolithique. Le pourtour du lac est
donc fréquenté depuis plus de dix milles ans. De nombreuses urnes funéraires, des éléments de
sarcophage ainsi qu’une vingtaine d’inscriptions dans le marbre ont étaient
mises à jour. Ils témoignent de l’occupation du site durant les époques
gallo-romaine et paléochrétienne. Au moyen âge la population augmente. L’église romane
dédiée à saint Pierre voit le jour. Sous l’Ancien Régime, la noblesse locale et l’évêque
du Comminges se partagent le pouvoir. L’évêque représenta d’ailleurs la
communauté des habitants aux états généraux du Petit Languedoc. Le baron
Dagieu, dernier représentant de la noblesse locale, fut exécuté pendant la
révolution. Jusqu’au début du 20ème siècle Saint Pé
d’Ardet est la commune la plus importante des Frontignes. Elle compte en effet
plus de sept cents habitants et se distingue par la présence de petits
commerçants et de nombreux corps de métiers. Après 1920 la commune subie les conséquences de l’exode
rural. L’activité touristique est néanmoins favorisée par la mise en valeur
du patrimoine historique et naturel. Chaque année une exposition est consacrée
aux différends épisodes de l’histoire de la commune. Lac Le lac possède une eau d’une qualité exceptionnelle. La
préservation de sa faune et de sa flore en fait une véritable réserve
biologique. Il est possible d’y apercevoir, entre autres, des libellules, des
canards sauvages et des carpes rouges et noires. De nombreux nénuphars poussent
au bord de ses rives. Des falaises, roches magdaléniennes surplombent
l’ensemble. Le lac est d’origine karstique et glaciaire. Eglise Saint
Pierre (11ème siècle, calcaire) Devant l’église, sur
l’emplacement de la nécropole gallo-romaine, de nombreuses auges funéraires
ont étés mises à jour. Elles ont étaient taillées dans le marbre de Saint Béat
entre le 1er et le 5ème siècle après Jésus Christ.
Certaines sont exposées et d’autres sont intégrées dans la maçonnerie de
l’église. L’édifice a probablement était
construit sur l’emplacement d’un lieu de culte antique, comme l’attestent
la présence de nombreux autels votifs. Arthae et Jupiter étaient alors les
principales divinités vénérées, même si Idiatte, les Montagnes et Illumbere
étaient également présentes. A l’époque médiévale, les
sites et monuments antiques constituent, aux yeux des bâtisseurs de l’époque,
des carrières de matériaux inespérées où l’on puise des pierres, des éléments
déjà taillés, et plus rarement des éléments décoratifs. Ainsi, les autels
votifs et les cuves funéraires ont étaient réemployés lors de la
construction de l’église. Une colonne romane soutient la tribune intérieure.
Deux pierres gravées chacune d’un chrisme ornent la porte d’entrée. Celle
formant le tympan provient d’un sarcophage chrétien. Des fresques du 15ème siècle décorent
l’abside. Le Christ en majesté y est encadré des symboles des quatre évangélistes :
le lion de Marc, l’aigle de Jean, le taureau de Luc et l’ange de Matthieu
.Des scènes de la Passion, l’Agneau Pascal, une scène d’adoration d’un
mage, saint Pierre et saint Andrée sont représentés sur le registre supérieur. L’église abrite un reliquaire
en bois polychrome. Des peintures du 12ème siècle y ont étaient
retrouvaient, sous celle du 15ème siècle. D’après l’examen réalisé
le 18 octobre 1878 par l’archevêque, ce coffre contiendrait les reliques des
saints Simon, Paul, Barthélemy , Ferréol, Gordien, Thomas de Cantorbéry,
et de sainte Marine. L’église possède d’autre
part un ensemble en bois doré et peint, datant du 15ème siècle. Il
comprend une Vierge à l’enfant, saint Pierre (le patron des lieux) et un
couple d’ange. Elle conserve enfin une croix
processionnelle du 13ème siècle en bronze doré, cuivre repoussé
et émail. Cette croix avait été offerte à la paroisse de Saint Pé
d’Ardet, résidence d’été des évêques du Comminges, par le pape Clément
V, alors qu’il était lui-même évêque du Comminges. Chapelle
Sainte Oreille et chemin de croix La chapelle actuelle a était bénite
le 1er juin 1857. Elle avait été relevée, sur proposition de
l’abbé de Rap, suite à l’épidémie de choléra de 1855, qui avait fait
cinquante victimes au village en deux mois. / Un chemin de croix conduit à la
chapelle, depuis le village. Chaque station est abritée par une petite chapelle
et il se termine par une grande croix. Cette dernière a été restaurée par
Marc Abadie en 1905. Néanmoins, les statues qui avaient été disposées autour
d’elle en 1877 ont disparus. Seul les quatre socles subsistent encore. Lavoir Ce lavoir est caractéristique de l’architecture des 18ème
et 19ème siècles. Ses deux bassins sont alimentés par la fontaine
publique, située sur la place du village.
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Mise à jour : 31/10/08 Création : Office de Tourisme de Barbazan - Juillet 2006
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