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Payssous

 

 

Superficie : 410ha

Population 1999 : 80 habitants

Habitants : les Payssoussiens

Origine du nom : d’une déformation de pays de sources.

 

Historique :

Au Moyen Âge, Payssous relève de la baronnie d’Encausse, incluse dans le comté du Comminges. Lors de l’épidémie de peste en 1348, les habitants désertent le village primitif. Ils en construisent un nouveau de l’autre côté du ruisseau, au flanc de la colline. Au XVIIe siècle, Guillaume d’Ustou achète la seigneurie de Payssous. L’un de ses descendants la lègue par testament à Antoine de Sainte-Gème. Au début de la Révolution, c’est B F de Miquel, baron de Sainte-Gème, qui en est le seigneur. En 1855, l’épidémie de choléra commence à décimer la population. Pour tenter de l’enrayer, les habitants font le vœu de construire une chapelle et d’y organiser des pèlerinages. Chacun adhère à cette requête, y compris le conseil municipal. Les activités principales sont l’élevage et ovin et l’agriculture. La chasse et la pêche sont également pratiquées de manière importante, et le roc du Pain-de-Sucre, ainsi que le pain de l’Herbet, constituent des attraits touristiques.

 

Source Saint-Caprais :

Les eaux de cette source, dont Saint-Caprais aurait fait usage, sont réputées pour leurs vertus médicinales et cicatrisantes. Elles guérissent l’impétigo, maladie infantile également dénommée « lèpre blanche » ou « mal de Saint-Caprais ».Leur renommée est due aux étameurs ambulants, généralement originaires de Payssous. Des malades de la région s’y sont rendus pour bénéficier de ses bienfaits. Dans les années 1930, Bergougnan, marchand de pneumatiques, y conduit son fils, qui guérit.

 

 Eglise (XVIIIe siècle) (Pierre):

L’église paroissiale se distingue par son clocher-mur auquel est adossé le campanile. Cette petite construction permet au carillonneur d’exécuter sa tâche tout en étant protégé des intempéries. Prés de la porte d’entrée, la plaque de marbre apposée au mur est le monument aux morts de la Première Guerre mondiale. Au bas, une tablette permet d’y déposer des  fleurs.

 

Charpente (XIXe siècle) (Bois):

Cette charpente est celle d’une dépendance d’une ancienne ferme. Conformément aux usages locaux, les dépendances sont construites perpendiculairement à la partie habitée, afin, d’être protégées des intempéries. Le foin est entreposé à l’étage. Pour faciliter l’entreposage du fourrage et donner une bonne ventilation, la façade est réalisée en pan de bois. Cette charpente comporte trois travées, avec deux décharges et un étrésillon. Caractéristique de la région, elle se distingue par un assemblage à angles. Un second type de charpente, plus esthétique, forme un demi-cercle, comme à Luscan et à Barbazan.

 

Chapelle Notre-Dame-du-Verdier (1862 et 1981) (Calcaire) (Le Berdier) :

Cette chapelle est située sur un plateau boisé, à l’extérieur du village. Lors de la grande épidémie de choléra de 1855, les paroissiens après avoir constaté quelques cas de la maladie, font vœu d’élever une chapelle en honneur de la Mère des Sept-Douleurs et de Notre-Dame du Mont Carmel. Le conseil municipal et le conseil de fabrique s’y engagent et les fonds sont rapidement réunis. Les travaux sont achevés le 8 juillet 1862. En 1981, elle est reconstruite suite à l’écroulement d’un gros châtaignier.

 

Sacré Cœur  (1896) (Fonte peinte) :

A la fin du XIXème siècle, un nombre important de missions catholiques sont organisées dans le bassin supérieur de la Garonne. Ces missions consistent en une série d’exercices religieux et de prédications assurées par des jésuites, des rédemptoristes, des lazaristes ou des capucins. Le père capucin Marie-Antoine est ainsi une figure légendaire de ces missions. Pour terminer les exercices spirituels et en garder la mémoire, un monument est élevé lors de la clôture de la mission. Il s’agit souvent d’une croix, ou encore d’une statue de la Vierge, et parfois d’un autre monument. Le choix du Sacré-Cœur est exceptionnel dans le canton de Barbazan.

 

Saint-Caprais (Début du XXe siècle) :

Au IIIe siècle, sous les ordres de Dioclétien, Dacius conduit en Gaule une persécution en masse des chrétiens. La tradition rapporte que Caprais, premier évêque d’Agen, est poursuivi par des adversaires qui veulent le lapider. Il vient se cacher à Payssous dans une grotte. Il lave son visage couvert d’ulcères à une source, et il est guéri de son mal. Payssous a conservé la mémoire de cet événement et a fait de Saint-Caprais son patron.

 

(Source : Le Patrimoine des Communes de la Haute-Garonne, Tome I, Ed. Flohic, Paris, 2000.)

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Mise à jour : 31/10/08

Création : Office de Tourisme de Barbazan - Juillet 2006