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Superficie : 290ha Population 1999 : 109 habitants Habitants : les Oréens ou les Orois Origine du nom : de la divinité topique Horalat. Historique : Ore est l’une des plus anciennes localités de la Haute-Garonne. Un centre d’habitat gallo-romain est attesté par la quantité d’autels votifs ou de cippes qui ont été retrouvés. Cependant les inscriptions qui y sont gravées prouvent l’existence de divinités locales bien antérieures à cette période. La localité est en effet le centre du culte au dieu indigène Horolat, parfois associé à la déesse sylvestre Diane et au dieu montagnard Gar. Le dieu Artahe y est également honoré. Au Moyen Âge, Ore fait partie de la châtellenie de Fronsac, elle-même dépendante du comté de Comminges. Ore devient le centre d’une baronnie, qui comprend Génos, Saint-Pé d’Ardet et Malvezie. Celle-ci est acquise le 19 décembre 1620 par Jean Dupouy de Sacère, capitaine châtelain de Saint-Béat en 1667. La baronnie est vendue en 1669 à Paule d’Astorg, mariée à J-J. Dupouy, seigneur de Gouaux. Elle appartient en 1789 à Jacques d’Agieu, guillotiné le 6 thermidor an II à Paris. Ore est inclus dans le territoire des Frontignes. Cippe d’Horalat (Epoque romaine) (Marbre) (Mairie) : L’origine de cette base de cippe est controversée. Pour certains, elle a été trouvée dans la chapelle Notre-Dame-des-Puts, sur les flancs du pic du Gar, et pour d’autres, elle provient de la chapelle Saint-Gordien, à Ore. L’inscription la dédie « à Diane et à Horolat et au dieu Gar, Antinöus, avec une juste reconnaissance de son vœu ». Antinöus est probablement le nom d’un esclave. Son vœu a été exaucé par Diane, à qui il a offert cet ex-voto. Il a ajouté les dédicaces à Horalat et à Gar, qui sont des dieux topiques, afin de ne pas attirer sur lui la jalousie de ces dieux du pays. Le premier a laissé son nom au village, et le second l’a transmis au pic voisin.
Eglise Saint-Jean-Baptiste (XIIIe et XVIe siècle, et de 1863 à 1875) (Pierre, bois doré et peintures murales) (intèrieur) : Au moment de la Révolution, l’église Saint-Jean-Baptiste d’Ore est en mauvais état. Un premier projet de reconstruction est présenté en 1860. La nuit du Jeudi saint en 1861, un incendie impose les réparations nécessaires. Les ressources de la commune sont faibles, et celle-ci éprouve de grandes difficultés pour réaliser l’opération. Commencés en 1863, les travaux se déroulent en trois tranches. Ils sont achevés en 1875. L’abside principale de cet édifice néo-roman est décorée d’une représentation de la Trinité. Au niveau de la voûte, Dieu le Père et Jésus sont assis côte à côte, le Père tenant la main du Fils. L’Esprit Saint, figuré sous les traits d’une colombe, plane au-dessus d’eux. Le tout est compris dans un cercle qui symbolise la sphère céleste. Les peintures ont été restaurées à la fin du XXe siècle. Pierre tombale (1283) (Peinture murale) (Eglise Saint-Jean-Baptiste) : L’église située sur un promontoire, occupe l’emplacement d’un lieu de culte païen. Ni la date exacte de sa construction, ni l’organisation de la paroisse pendant la période médiévale ne sont connues. L’église est mentionnée dans le pouillé de 1387, qui précise qu’elle était confiée au même recteur, ou curé, que celle du village voisin Mont-de-Galié. Cette pierre funéraire est encastrée dans le mur. Le jugement dernier (XVe siècle) (Peinture murale) (Eglise Saint-Jean-Baptiste) : Cette fresque orne le seul mur subsistant de l’église primitive. L’archange Michel tient dans sa main gauche le fléau d’une balance. Sur sa gauche, une âme damnée, les mains jointes, se tient à ses pieds. De l’autre côté, une âme sauvée est accompagnée par un ange qui lui indique la direction du paradis. Les trompettes célestes s’apprêtent à l’accueillir. Coffre de la fabrique (XVIe siècle) (Bois) (Eglise Saint-Jean-Baptiste) : Ce coffre est maintenu fermé par une serrure à trois entrées. Trois clefs sont donc nécessaires pour assurer l’ouverture. Le couvercle est percé d’une fente, par laquelle le curé introduisait régulièrement l’argent provenant des quêtes du dimanche, des troncs ou des dons des fidèles. La somme recueillie était investie dans le fonctionnement de la paroisse et permettait de rétribuer le prêtre desservant. Le curé, le syndic de la fabrique ou de la paroisse, ainsi que le maire détenaient chacun une clef. Ainsi ces trois autorités contrôlaient-elles les dépenses. Dans certaines églises, cette pièce de mobilier constitue un véritable meuble, plus ou moins richement décoré. Vierge à l’enfant (XVIe siècle) (Bois doré) (Eglise Saint-Jean-Baptiste) : Cette Vierge de type commingeois faisait partie d’un retable aujourd’hui disparu.la pureté des traits, l’expression du regard et la finesse du drapé en font un joyau dans la région. Ostensoir (1864) (Argent et vermeil) (Eglise Saint-Jean-Baptiste) : Cet ostensoir porte sur son socle la mention « donné par SM l’Empereur Napoléon III en 1864 ». Cette année là, l’impératrice Eugénie se rend aux eaux de Bagnères-de-Luchon, et alors qu’elle se trouve au bas du village, son véhicule perd une roue. Les habitants du village proposent immédiatement leur concours, et la réparation est effectuée avec célérité. L’empereur a offert cet ostensoir en signe de reconnaissance. Croix de Saint-Gordien (1855) (Marbre) : Saint-Gordien aurait été martyrisé en 362 sous le règne de l’Empereur Julien L’Apostat. Son culte n’est pas très répandu dans la région. Cependant, une paroisse de la vallée d’Oueil s’est mise sous sa protection, et une chapelle lui était dédiée à Ore. Celle-ci était située sur un promontoire, au-dessus du village. Afin d’en conserver la mémoire, cette croix est érigée à l’emplacement de l’ancienne chapelle. Son socle porte l’inscription : « chapelle de saint-Gordien ». Travail (Fin du XIXe siècle) (Bois) (Place de l’église): Le travail est l’outil utilisé par le maréchal-ferrant pour ferrer les animaux, tels les vaches, chevaux, mulets ou ânes. Le travail est habituellement associé à l’habitation du maréchal-ferrant. Celui-ci est isolé. En effet, dans cette région où la population est peu nombreuse et dispersée, il était plus commode de faire venir le maréchal-ferrant et ses outils plutôt que de lui apporter le bétail. Certains villages possédaient par conséquent leur propre travail.
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Mise à jour : 31/10/08 Création : Office de Tourisme de Barbazan - Juillet 2006
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