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Lourde

 

 

Superficie : 120 ha

Population 1999 : 88 habitants

Habitants : les Lourdois

 

Origine du nom : non élucidée.

 

Historique :

Au Moyen Age, Lourde fait partie de la châtellenie de Fronsac, qui relève du comté de Comminges. D’après Charles Higounet, le comte Raymond de Comminges fut le premier à porter ce titre, en 979. Le village est rattaché à la couronne de France au seizième siècle.

Au dix-huitième siècle le comte Astorg d’Aubarède est le seigneur de Lourde. Il  devra s’exiler à la révolution.

Comme dans les villages voisins les conditions de vie étaient difficiles. De nombreux habitants ont été contraints de devenir colporteurs.

 

Eglise Saint-Jacques-Saint-Christophe (14ème siècle, calcaire)

D’après la tradition, cette église en style composite est dédiée à Saint Christophe et à Saint Jacques, qui étaient fêtés le même jour. 

La façade jouxtant le vieux cimetière conserve des éléments de l’ancienne « porte des morts », aujourd’hui murée. Deux sculptures de remplois sont intégrées à la maçonnerie du mur. Elles portent respectivement un chrisme, qui est le symbole du Christ, et une croix. Cette dernière provient probablement d’un monument funéraire. Elle ressemble à l’armoirie des Agieu, une famille importante des Frontignes, qui était principalement implantée dans les villages de Lourde, d’Ore et de Saint-Pé-d’Ardet.

Le même mur latéral porte la stèle funéraire de l’abbé Ferrant. Décédé en 1848, il a choisi de reposer dans l’ancien cimetière, au plus près de l’église. Cette situation s’explique par l’ordonnance royale de 1776 qui, sur la demande de Loménie de Brienne, archevêque de Toulouse, interdit l’ensevelissement dans les édifices religieux du royaume. Certains prêtres désirant reposer au plus près du sanctuaire, il est arrivé qu’ils se fassent inhumer devant la porte de leur église, obligeant ainsi les fidèles à passer sur leur corps.

Porte (16ème siècle, marbre, rue La Carrère)

Une paire de ciseaux est figurée sur un montant de cette porte. Elle correspond à l’emblème d’une corporation dont l’activité concerne la toison des moutons. Elle désignait probablement l’habitation de l’un des membres de cette confrérie. Des représentations identiques peuvent être observées à Frontignan et dans l’église Saint Jean de Montréjeau.

 

 

Pierre sculptée 

Une pierre sculptée, provenant d’une urne funéraire gallo-romaine, est intégrée à la façade de la ferme Lécussan.. Les deux bustes qui y sont gravés indiquent que les corps de deux époux y étaient réunis.

Notre Dame de Floraire (1892, calcaire)

Cette statue a été érigée grâce à un don d’Eléonore Dagieu, près de la source communale, en haut du village. Elle se trouvait à un point d’eau important sur l’ancien chemin qui reliait Notre Dame de Bien, dans les montagnes de Génos, à Notre Dame de Brissan, près d’Antichan de Frontignes.

La Vierge, un livre à la main, béni les passants.

 

Croix (1894, fonte et pierre)

Trois croix se dressent sur les chemins qui desservent les villages de Saint Pé d’Ardet, d’Ore et de Montréjeau. Elles marquent les limites du territoire paroissial.

 

(Source : Le Patrimoine des Communes de la Haute-Garonne, Tome I, Ed. Flohic, Paris, 2000.)

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Mise à jour : 31/10/08

Création : Office de Tourisme de Barbazan - Juillet 2006