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Historique

 

L’histoire de Barbazan commence sur une légende : Saint Pierre et Jésus, en voyage dans la région habillés comme des pauvres gens, ont été repoussés par les habitants de Barbazan alors qu’ils demandaient l’hospitalité. Accueillis dans une demeure située en dehors du village, par un couple de condition modeste, ils punirent les habitants de leur inhospitalité. Saint Pierre et Jésus entrouvrirent alors la terre d’où jaillit l’eau qui engloutie le village et donna naissance au lac de Barbazan, dont le fond n’est toujours pas connu à ce jour.

 

La période la plus faste pour le village est certainement le Moyen-âge, car plusieurs de ses seigneurs y jouent un rôle important. Parmis eux, dans le clan des armagnacs, Manaud de Barbazan qui tient tête à Gaston Phébus et fut évêque de Comminges de 1390 à 1422. Mais nous retiendrons surtout le baron Arnault-Guilhem de Barbazan, dont le portait orne la salle de la Mairie, surnommé au XVe siècle « le Chevalier sans reproche » mais également « le Restaurateur du royaume et de la couronne de France » par Charles VII en 1432. En effet, il resta toujours fidèle à la monarchie, même pendant la démence de Charles VI, et remporta de nombreuses batailles contre le Duc de Bourgogne et les Anglais. Il combattit également aux côtés de Jeanne d’Arc et participa à la libération d’Orléans. Charles VII lui permit d’ailleurs, post mortem, de porter, lui et ses descendants du nom et maison de Barbazan de Faudoas, les trois fleurs de lys sans barre sans ses armes. Il le fit également ensevelir dans l’église de Saint Denis, dans sa chapelle et à ses côtés, avec les mêmes honneurs et cérémonies qu’on a coutume de faire aux Rois. La vérité historique n’est pas faite quant au lieu de naissance d’Arnault-Guilhem de Barbazan, en Bigorre ou en Comminges ?

 

Qui dit seigneurs de Barbazan, dit château. Celui de Barbazan date de la grande féodalité, mais il a du être reconstruit, du moins en partie. Au XVIIIe siècle celui-ci était la propriété de M. de Mauléon, appartenant à la plus ancienne noblesse du Comminges. Telle la vraie tradition des gentilshommes, il invitait chaque dimanche et à tour de rôle, un des membres du chapitre de la cathédrale de Saint-Bertrand-de-Comminges. Pour savoir qui était invité, il utilisait un moyen de communication des plus sonore. Tous les vendredis à midi, deux antiques canons de marine espagnole, installés sur la terrasse du château, annonçaient à tous les échos de la vallée l’invité de ce dimanche : un coup pour le vicaire général, deux pour le doyen, etc. On dit que les jours de brouillard, il y avait de sérieuses contestations au chapitre sur le bénéficiaire de l’invitation !

 

Dans le village, construit à la manière féodale (le château en haut de la colline avec les principales habitations autour et à proximité de la Garonne le bas du village), l’église a la particularité d’être intégrée aux autres maisons. Construite par le dernier seigneur de Barbazan, Astorg Jacques, en 1783, l’entrée de la nef est semblable à une simple maison. Il est d’ailleurs inscrit sur le clocher : « Domus mea Domus Orationis » (« Ma maison est une maison de prière »). Sa situation géographique est stratégique, afin que les cloches ne dérangent pas l’épouse d’Astorg Jacques, car Barbazan ne disposait alors que de la seule chapelle du château.

 

Le village actuel est donc originaire du Moyen-âge, mais la présence gallo-romaine est attestée à Barbazan. Pompée serait même venu à Lugdunum Convanerum (Saint-Bertrand-de-Comminges à l’époque romaine) en 72 avant Jésus Christ. Ce sont donc les Romains qui connaissent les premiers les bienfaits des eaux de Barbazan. Strabon (un autre romain de l’époque d’Auguste et de César), dans ses études géographiques, semble faire allusion aux vertus des eaux de Barbazan, puisqu’il écrit : « Au point ou la Garonne fait un coude, coule une eau admirable qui à la propriété de libérer les entrailles. » Les Romains ont ainsi définis les vertus de nos eaux thermales.

Avant l’arrivée de J.C. Descaillaux en 1846, les Thermes de Barbazan ne sont exploitées que par la population locale, les divers amis des seigneurs et les religieux de Saint-Bertrand-de-Comminges. A partir de cette date, J.C. Descaillaux achète la source et l’établissement thermal et s’occupe de faire connaître les Thermes de Barbazan.

C’est donc à l’époque de Napoléon III que le thermalisme s’est beaucoup développé, permettant l’expansion de Barbazan. Ainsi à la fin du XIXe siècle la société des eaux minérales de Barbazan est créée et c’est M. Louis Daumas qui fait édifier le nouvel établissement thermal, en 1901, sur les plans de l’architecte Paul Pujol.

 

Aux environs de 1885, un prêtre en cure à Barbazan propose la construction d’une chapelle. Après avoir récolté des fonds auprès des curistes, les travaux commencent. Malheureusement, il tombe malade et meurt avant d’avoir pu terminer cette chapelle. Personne n’ayant pris la relève, faute de moyens, cette chapelle est toujours, aujourd’hui, inachevée.

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Mise à jour : 18/05/2010

Création : Office de Tourisme de Barbazan - Juillet 2006