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Gourdan Polignan

 

Superficie : 530 ha

Population 1999 : 1194 habitants

Habitants : les Gourdanais

Cours d’eau : la Garonne

 

Origine du nom : peut-être de l'anthroponyme Gordus et du suffixe latin -anum, ou bien de l'anthroponyme gallo-romain Gordanus ou Cordius, et de l'anthroponyme gallo-romain Polinius et du suffixe latin -onun.

 

Historique :

Des traces de présence humaine datant d’environ 30000 ans s avant Jésus-Christ sont attestées dans la grotte à la confluence de la Neste et de la Garonne. Cette implantation perdure peut-être pendant les âges du cuivre, du fer et du bronze. Pendant la période romaine, Polinianus possède une villa, dont ni la position exacte, ni l’étendue ne sont déterminées. Un château fort existe au XII ème siècle sur la colline du Bouchet. Gourdan dépend de la châtellenie de Sauveterre, et son territoire appartient au Nébouzan tandis que Polignan fait partie du Comminges. Comminges et Nébouzan connaissent des statuts politiques distincts. La seigneurie de Gourdan est tenue par les Mauléon, puis les Binos et enfin les Lassus qui, faisant partie des curiaux de Rivière, rendent la justice. En 1822, l’archevêque de Clermont-Tonnerre installe, dans l’ancien couvent des cordeliers, un séminaire qui fonctionne jusqu’en 1906. Depuis, les bâtiments sont utilisés par un lycée d’état. Polignan reste un lieu-dit de Gourdan jusqu’en 1905, année au cours de laquelle est créée la commune de Gourdan-Polignan.

 

Grotte de l’éléphant

Les premières fouilles ont été réalisées entre 1871 et 1874 par Edouard Piette. Mais les mauvaises conditions dans lesquelles elles se sont déroulées ont entraîné la destruction de nombreuses sources d’informations. Malgré cela, des débris humains, des os et des galets d’époque magdalénienne ont été découverts. Laissée à l’abandon, la grotte subit des fouilles clandestines jusqu’à ce que Louis Méroc parvienne à la faire classer au titre des monuments historiques. Les fouilles reprennent en 1985 sous la direction de jacques Virmon. Les objets découverts témoignent d’une occupation humaine de la grotte depuis l’aurignacien.

 

Chapelle Notre Dame de Polignan

La chapelle est fermée par une porte en bois sculptée, de style renaissance, réalisée au 16ème siècle. Quatre personnages y sont représentés : saint Jean tenant le vase contenant le poison mortel, Marie portant l’enfant Jésus, le Christ aux outrages et saint Vincent, patron de Gourdan. Des armoiries y étaient aussi sculptées, mais elles ont été mutilées lors de la révolution. Les sculptures des stalles de la cathédrale de Saint Bertrand et cette porte ont peut être étaient réalisées par les mêmes sculpteurs car leur facture est identique.

Le retable qui orne l’intérieur de la chapelle présente lui aussi des similitudes avec la prédelle de l’autel de la cathédrale. Lors de la séparation de l’église et de l’Etat, en 1905, le retable a été mis à l’abri, mais de nombreuses pièces ont été perdues ou abîmées. Il est désormais composé de dix sept tableaux retraçant la vie de la Vierge, disposés autour de la statue de la Vierge noire. D’après une légende, cette statue aurait été retrouvée dans un buisson de ronce par un paysan. (Ce dernier avait remarqué que son boeuf le plus gras, qui était pourtant celui qui mangeait le moins, se rendait tous les jours dans ce buisson.) La Vierge Noire a été amenée au curé de la paroisse la plus proche et placée sur l’autel de l’église. Mais pendant la nuit, la statue est retournée parmi les ronces. Rapportée à l’église, enchaînée à l’autel, elle reviendra encore deux fois sur les lieux de son apparition. Les villageois en ont conclu que la Vierge voulait être honorée à cet endroit. La chapelle Notre Dame de Polignan a donc était construite sur les lieux afin d’abriter la statue.

A l’origine le plafond de la chapelle était plat. C’est au milieu du 16ème siècle que le seigneur de Gourdan, Espagnolet de Mauléon, demande dans son testament la construction d’une voûte. Son nom est d’ailleurs inscrit, en abrégé, sur l’une des clefs de voûte de la nef.

 

Château de Gourdan

Ce manoir a été construit à la Renaissance par le seigneur de Gourdan, membre de la famille de Bize. Auparavant, le seigneur local résidait dans un petit château situé sur la colline du Bouchet. Des vestiges de cet édifice, construit au 12ème siècle, subsistaient encore au début du siècle dernier. Bien qu’ils aient été inscrits aux Monuments historiques, ils furent détruits par l’exploitation d’une carrière.

Au cours du 16ème siècle la seigneurie de Gourdan passe entre les mains de la famille de Mauléon, avant d’être détenue par la famille des Binos. Le blason des Bize et des Binos est peint sur la hotte d’une cheminée du château. Le lévrier dressé sur ses pattes arrière, appelé le « lévrier rampant », est le symbole des Bize. La marque des Binos est une roue dentelée. Elle fait référence à l’instrument de supplice de sainte Catherine d’Alexandrie.

 Les Lassus-Duperon ont racheté le manoir peu de temps avant la révolution. Depuis cette époque les propriétaires se succèdent.

 

Tunnel

Ce petit tunnel, construit quelques mètres au dessus du lit de la Garonne, permettait l’irrigation des champs. Il a été creusé en 1842 grâce à la générosité de Jean Baptiste Marc. Ce dernier voyait dans l’irrigation des cultures un remède à la pauvreté des paysans. Il entreprend donc d’importants travaux, dans lesquels il investi son énergie et sa fortune personnelle. Fatigué et découragé il mettra fin à ses jours en 1852.

 

Gare ferroviaire 

La ligne de chemin de fer qui relie Toulouse à Montréjeau a été mise en service en 1862.

Peu de temps après, il a été décidé de doter d’une protection efficace les gares importantes et soumises à de fortes intempéries, comme le station de Montréjeau. La marquise a alors été installée.

 

Croix du Picon

 Cette croix se dresse sur le Picon, à 630 mètres d’altitude. Elle a été érigée en 1880 à la demande de Jean Cistac. Cet homme de lettres, secrétaire particulier de Jules Grévy, a subventionné l’aménagement du pic du Midi (par la Société Ramon). En échange il recevait le bulletin météo, qu’il affichait chaque jour devant sa maison, afin que chacun puisse le consulter.

Jusqu’à la première guerre mondiale, un pèlerinage vers la croix était organisé le premier dimanche du mois de mai. La journée se clôturait par une retraite aux flambeaux.

 

(Source : Le Patrimoine des Communes de la Haute-Garonne, Tome I, Ed. Flohic, Paris, 2000.)

 

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Mise à jour : 31/10/08

Création : Office de Tourisme de Barbazan - Juillet 2006