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Superficie : 342 ha

Population 1999 : 87 habitants

Habitants : les Génossais

Cours d’eau : l’Arroussec

 

Origine du nom : non élucidée

 

Historique :

Un marbre funéraire de l’époque gallo-romaine atteste l’ancienneté de l’implantation humaine sur le territoire de la commune. Au Moyen-âge, le village dépend de la baronnie d’Ore mais les bois appartiennent à M. de Sainte-Gème, baron de Sauveterre. Les habitants pratiquent le commerce des veaux et des moutons, mais nombre d’entre eux quittent la montagne et les conditions de vie difficiles afin de s’adonner au colportage comme ferblantier ou étameur. Certains, comme dans beaucoup d’autres vallées pyrénéennes, émigrent « aux Amériques ». Aujourd’hui, l’élevage des ovins et de la volaille est favorisé par les nombreux pâturages. La commune fait partie du territoire des Frontignes.

 

Église Saint-Roch (nef) (Xe, XVIIe et XIXe siècles) (Pierre) :

Implantée au centre du village, l’église est construite sur un monticule. Elle est agrandie de deux travées au XVIIe siècle, puis complétée par une chapelle latérale au XIXe siècle. Une restauration récente a permis la découverte de nombreuses peintures murales réalisées aux XIVe et XVIIIe siècles. La voûte en plein cintre est recouverte d’un décor, du XVIIe siècle, peint en trompe l’œil qui imite un assemblage de pierres.

 

Cuve baptismale (Époque romaine) (Marbre, d : 45 cm, h : 100 cm) (Église Saint-Roch) :

Cette cuve est vraisemblablement un élément de remploi. Il s’agit peut-être d’une base de colonne renversée, sculptée et évidée afin de contenir l’eau du baptême. Le fût semble de facture récente, et sa forme indique qu’il a été sculpté spécialement pour servir de pied à la cuve. En effet, comme le chiffre 8, le plan octogonal est lié à la symbolique du baptême.

 

Plaque funéraire (Entre le Ier et le Ve siècle) (Marbre blanc, 82x73x8 cm) (Église Saint-Roch) :

Cette plaque, retrouvée dans le village, a été incorporée dans le mur de l’église afin d’être protégée. Elle comporte de chaque côté un pilastre dorique surmonté d’un personnage. La légende, gravée au-dessus des quatre panneaux en relief, signifie : «  Attilia, fille d’Artixsis, à elle-même et à Julianus, fils de Paullus, son mari ». Il s’agit de la porte d’un tombeau d’époque romaine, destiné à une femme et à son fils. Le patronyme Attixsis est probablement d’origine pyrénéenne.

 

Bénitier des Cagots (XIVe siècle) (Marbre, d : 30 cm, h : 63 cm) (Église Saint-Roch) :

Ce bénitier présente la particularité d’être de petite dimension, d’autant que la partie inférieure, non travaillée, était vraisemblablement enfouie. Les piliers et l’arcade d’une ancienne porte, encastrée dans le mur extérieur sud de l’église, sont également de taille réduite. Ce sont certainement la porte et le bénitier aux cagots au XIVe siècle. Ces individus, nommés selon les régions « cagots », « chrestias » « chrétiens » ou « lépreux blancs », sont considérés des parias de la société, et ils ne peuvent se mêler au reste de la population. Ils étaient traditionnellement désignés comme des descendants des Goths, des Sarrasins, des Bohémiens ou encore des Juifs.

 

 

Peintures murales (XIVe siècle) (Pigment et eau) (Église Saint-Roch) :

Découvertes lors de la rénovation de l’église, ces fresques représentent les scènes de l’Annonciation, de la Nativité, de l’Adoration des mages et de la Crucifixion. L’évêque figuré est peut-être saint Bertrand.

 

Notre-Dame de Bien (XVIe siècle) (Bois polychrome et doré, h : 98 cm) (Église Saint-Roch) :

Cette statue de style gothique provient de la chapelle Notre-Dame-de-Bien, dont quelques vestiges subsistent dans la montagne, au-dessus du village. Jusqu’en 1897, un pèlerinage y est organisé chaque année en dévotion à la Vierge. La statue fait encore l’objet d’un culte particulier dans l’église Saint-Roch, où une niche a été spécialement aménagée pour elle.

 

Christ en croix (XVIIe siècle) (Bois polychrome) (Église Saint-Roch) :

Ce Christ porte les stigmates au niveau des mains et des pieds, mais la plaie au côté n’est pas figurée. Jésus n’a donc pas encore reçu le coup de lance. En outre, ses yeux ne sont pas tout à fait clos. Cette représentation de Crucifié évoque par conséquent les instant qui précèdent sa mort.

 

Retable (XVIIe siècle) (Bois polychrome avec dorure à la feuille) (Église Saint-Roch) :

Ce retable domine l’autel de la chapelle latérale ajoutée au XIXe siècle. Lors de la restauration de l’église, une peinture murale de la fin du XIXe siècle et dédiée à Marie Madeleine y est mise au jour. La sainte y est représentée en orante, tenant le crucifix, et ses attributs sont déposés à ses pieds : le livre, la tête de mort, le fouet sanguinolent et le vase à parfum.

 

Vestige de la chapelle Notre Dame de Bien (XIIe siècle) (Calcaire) :

Cette chapelle, implantée en pleine montagne, est érigée à proximité d’un chemin fréquenté depuis des temps immémoriaux. Un document de 1616 signale qu’in hôpital était construit à cet endroit. Sans doute des pèlerins en route vers Saint-Jacques de Compostelle y étaient-ils hébergés. En 1890, un chemin de croix monte encore du village vers la chapelle, où un pèlerinage est organisé chaque 8 septembre, jour de la nativité de la Vierge, jusqu’en 1897. Le chemin de croix a récemment été mis en état.

 

Fusil scolaire (Fin du XIXe siècle) (Bois, l : 80 cm) (Mairie) :

En 1870, à la fin du second Empire, la France connaît son premier grand conflit avec la Prusse. Dix ans plus tard, Jules Ferry crée l’école laïque et obligatoire, et Ernest Renan jette les bases de la « Nation » lors d’un discours à la Sorbonne. Ajoutées au souvenir du conflit, ces initiatives donnent une nouvelle orientation à l’école, mise au service de la nation. Un ambitieux programme est institué, dans lequel l’enseignement de la défense du pays tient une grande place. La loi du 28 mars 1882 impose des exercices de manipulation d’armes dans les écoles, ce sont les « bataillons scolaires ». Pour ce faire, des fusils en bois sont fabriqués. Achetés par les mairies, ils sont mis à la disposition de l’instituteur.  

 

(Source : Le Patrimoine des Communes de la Haute-Garonne, Tome I, Ed. Flohic, Paris, 2000.)

 

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Mise à jour : 29/04/08

Création : Office de Tourisme de Barbazan - Juillet 2006