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Galié

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Superficie : 290 ha

Population 1999 : 78 habitants

Habitants : les Galiéens

Cours d’eau : la Garonne et la Gau

 

Origine du nom : du latin locus gallieri dérivé du latin gallina « poule », avec le suffixe -arium, « domaine où l’on élève des poules », ou du sobriquet Gallinus.

 

Historique :

Le toponyme signale une implantation humaine à l’époque romaine, sans qu’il soit possible de déterminer si cet établissement est antérieur à l’arrivée des Romains dans la région. Au Moyen Âge, la localité, orthographiée Gallier, fait partie de la châtellenie de Fronsac, qui relève du comté du Comminges. En 1292, le chevalier Raymond-Arnaud de Mont est seigneur de Galié et de Bagiry. Vers 1370, les anglais envahissent la région, est le château est peut-être détruit à cette époque. En 1498, lorsque le Comminges est rattaché au domaine royal, un acte d’inféodation est établi pour le village. Il sert de texte légal de base jusqu ‘à la fin de l’Ancien Régime, mais il entraîne de longs différends avec les villages alentours jusqu’à la Révolution. Aujourd’hui le village vit de ses ressources forestières, de la culture de céréales et de l’élevage bovin et porcin.

 

Autel (Entre le Ier et le Ve siècle) (Marbre, 60x25 cm) (Musée Saint Raymond à Toulouse) :

Auparavant conservé dans l’église, cet autel est déposé au musée de Toulouse à la fin du XIXe siècle. Il s’agit d’un autel votif, avec base et couronnement. L’inscription a été traduite par Sacaze : « Au dieu Algassis, Germinus, esclave de Quintus Julius Balbus, avec une juste reconnaissance, en accomplissement d’un vœu. ». Il est vraisemblablement dédié à l’un des dieux topiques connus uniquement dans la région. La deuxième lettre du nom du dieu est difficilement décryptable, et il pourrait aussi s’agir d’Algas ou d’Argas. Ce dernier peut être apparenté à celui de Gargas, site voisin qui recèle de grottes préhistoriques importantes. D’autres autels votifs ont été découverts dans la localité.

 

Vestiges de château fort (XIe ou XIIe siècle) (Calcaire) :

La situation géographique de Galié en fait un point stratégique. Situé à un resserrement de la vallée et protégé par la montagne, cet endroit est idéal pour y édifier un château fort. La date de construction de cette forteresse est inconnue, mais ses seigneurs sont cités en 1292. Ce sont les chevaliers de Mont, petits seigneurs des Frontignes, mais fidèles vassaux des comtes de Comminges. La place forte est constituée de deux entités. Seuls subsistent ces vestiges du château fort, et l’autre partie édifiée dans la montagne, a complètement disparu. Peut-être le château a-t-il été dévasté vers 1370, lors de la lutte contre las Anglais.

 

Portasse (XIe ou XIIe siècle) (Calcaire) (Chemin de l’église) :

La forteresse est perchée sur un promontoire, adossée à la montagne. L’accès est difficile et cette porte est la seule qui permettait de pénétrer dans le quadrilatère réservé aux maisons d’habitation.  

 

Monument de la Mont-joie (Vers le VIe siècle) (Calcaire) (Place de la Mont-joie) :

Les monts-joie sont élevées afin de conserver le souvenir d’un évènement marquant. Ce peut être un tumulus, une croix ou un monument. Cet édifice ressemble à une fontaine. Sous l’arcade, une niche abrite deux statuettes.

 

Église Saint Nazaire (XIXe siècle) (Pierre) :

Située au sommet d’un promontoire, cette église occupe une position décentrée par rapport aux habitations actuelles, car le village s’est déplacé. A l’origine, les maisons sont blotties au pied de l’église, et elles sont protégées par l’enceinte du château. Ce site était peut-être celui d’un lieu de culte païen. Le bénitier en marbre noir remplace un autel votif dédié au dieu Algassis, qui avait été modifié pour cet usage. Les cloches sont baptisées le jour de la Fête-Dieu de 1841. La plus ancienne, nommée Charlotte-Adélaïde, date de 1789.

 

Croix de mission (1841) (Calcaire) (Rue du Goutil) :

L’Église organise régulièrement des exercices religieux dirigés par un prédicateur qui se déplace de paroisse en paroisse. Le but de ces missions est l’approfondissement de la foi chez les paroissiens peu ou pas pratiquants. Les missions cessent à la fin du XIXe siècle, puis elles reprennent jusqu’à la fin du XIXe siècle. Leur clôture est marquée par la mise en place d’une croix spécifique, dont certaines portent l’inscription « Mission ». Cette croix ne porte que la date de son érection.

 

(Source : Le Patrimoine des Communes de la Haute-Garonne, Tome I, Ed. Flohic, Paris, 2000.)

 

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Mise à jour : 29/04/08

Création : Office de Tourisme de Barbazan - Juillet 2006