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Frontignan de Comminges

 

 

Superficie : 250 ha

Population 1999 : 73 habitants

Habitants : les Frontignacois

 

Origine du nom : du latin frontinhesium, « le pays de Frontinus » et de Comminges, pour signifier son appartenance à l’ancien comté.

 

Historique :

La villa du gallo romain Frontinus est vraisemblablement établie sur le territoire qui constitue aujourd’hui celui de la commune. Des pavés de mosaïque qui pourraient provenir de cette villa sont mis au jour en 1830 sur le site de l’actuel cimetière. Frontignan laisse son nom au territoire qui l’entoure, les « Frontignes », dont le centre est Fronsac, village tout proche situé en bordure de Garonne. Frontignan de Comminges fait partie de la châtellenie de Fronsac, incorporé dans le comté de Comminges. En 1678, son seigneur est Jean de Saint Orens. Jean du Pac est coseigneur en 1798. L’exploitation forestière et la polyculture constituent les ressources principales de la commune. Aujourd’hui, les Frontignes sont composés de dix villages, dont huit sont inclus dans le canton de Barbazan.

 

Chrisme (Xe siècle) (Calcaire) (Église) :

Le chrisme est le monogramme du Christ. L’empereur Constantin aurait eu la vision du chrisme accompagné de la phrase « par ce signe tu vaincras ». Il le fait alors représenter sur son labarum, ou étendard, et gagne la bataille du pont de Milvius en 312. Il se convertit ensuite au christianisme et prend le chrisme comme emblème. A l’origine, le monogramme est composé des deux premières lettres du mot grec Cristos, qui désigne « le Christ ». Sa forme évolue, et les deux lettres sont placées dans un cercle représentant le cosmos. L’alpha et l’oméga, première et dernière lettres de l’alphabet grec sont ajoutées. Elles désignent la divinité de Jésus, qui a autorité sur la terre et au ciel. Le chrisme se répand à partir du milieu du IVe siècle. Le R est latinisé au XIe siècle pour représenter le Père, et la lettre S qui vient s’entrelacer dans le pied du R représente le symbole de la trinité. Un trait horizontal, gravé alors que le reste est en relief, dessine une croix avec la hampe du P : il s’agit peut-être d’un rajout.

 

Linteau (1601) (Calcaire) :

Ce linteau de porte ou de fenêtre est incrusté dans le mur d’une maison du village. Il a té utilisé soit comme matériau de remploi, soit comme élément décoratif, soit pour garantir sa conservation. L’inscription « MIA T » est accompagnée d’un symbole chrétien et d’une paire de ciseaux. Cet emblème est également présent à Lourde et à Montréjeau. Il représenterait celui des « Pel de lania », corporation regroupant les métiers en rapport avec la toison des moutons.

 

Vierge douloureuse (XIXe siècle) (Fonte peinte) :

Cette statue de la Vierge douloureuse est placée dans une niche creusée dans un rocher. L’inscription gravée sur la plaque de marbre blanc reprend l’une des lamentations de Jérémie et fait référence à la Passion.    

   

Stèle de l’ancienne fontaine (1868) (Calcaire) (Cimetière) :

Cette stèle incluse dans le mur du cimetière est celle de la fontaine érigée sous l’administration du maire Baron, qui est également l’instituteur. Le piédestal est offert par Martin By. La fontaine est déplacée lors de la construction de la mairie. Celle-ci occupe l’emplacement de l’ancien presbytère, dont le jardin est transformé en place communale. L’ancienne fontaine est remplacée par trois bassins en ciment alimentés continuellement en eau.

 

(Source : Le Patrimoine des Communes de la Haute-Garonne, Tome I, Ed. Flohic, Paris, 2000.)

 

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Mise à jour : 31/10/08

Création : Office de Tourisme de Barbazan - Juillet 2006