La période la plus faste pour
le village est certainement le Moyen-âge. D'ailleurs, si vous effectuez la
randonnée pédestre autour de Barbazan, vous pourrez apercevoir que notre
commune est construite tel un village féodal : le château en haut de la
colline, les principales habitations concentrées autour de lui et enfin le
bas du village à proximité de la Garonne.
A l'époque, Barbazan appartenait
à la Châtellenie de Sauveterre et son château était un élément défensif
dans notre région. Il renforçait la série de châteaux forts de Galié,
Fronsac et Saint-Béat
Le Château de Barbazan date de la grande féodalité, mais il a du être
reconstruit, du moins en partie. Au XVIIIe siècle celui-ci était
la propriété de M. de Mauléon,
appartenant à la plus ancienne noblesse du Comminges. Telle la vraie
tradition des gentilshommes, il invitait chaque dimanche et à tour de rôle,
un des membres du chapitre de la cathédrale de Saint-Bertrand-de-Comminges.
Pour savoir qui était invité, il utilisait un moyen de communication des
plus sonore. Tous les vendredis à midi, deux antiques canons de marine
espagnole, installés sur la terrasse du château, annonçaient à tous les échos
de la vallée l’invité de ce dimanche : un coup pour le vicaire général,
deux pour le doyen, etc. On dit que les jours de brouillard, il y avait de sérieuses
contestations au chapitre sur le bénéficiaire de l’invitation !
Qui
dit château, dit seigneurs. Les seigneurs étaient chargés de rendre la
justice dans notre région. Parmi eux, dans le clan des armagnacs, Manaud de
Barbazan qui tient tête à Gaston Phébus
et fut évêque de Comminges de 1390 à 1422. Mais nous retiendrons surtout le
baron Arnault-Guilhem de Barbazan ,
dont le portait orne la salle de la Mairie (ci-contre), surnommé au XVe
siècle « le Chevalier sans reproche » mais également
« le Restaurateur du royaume et de la couronne de France »
par Charles VII en 1432. En
effet, il resta toujours fidèle à la monarchie, même pendant la démence de
Charles VI, et remporta de
nombreuses batailles contre le Duc de
Bourgogne et les Anglais. Il combattit également aux côtés de Jeanne
d’Arc et participa à la libération
d’Orléans. Charles VII lui
permit d’ailleurs, post mortem, de porter, lui et ses descendants du nom et
maison de Barbazan de Faudoas, les trois fleurs de lys sans barre sans ses
armes. Il le fit également ensevelir dans l’église de Saint Denis, dans sa
chapelle et à ses côtés, avec les mêmes honneurs et cérémonies qu’on a
coutume de faire aux Rois. La vérité historique n’est pas faite quant au
lieu de naissance d’Arnault-Guilhem de Barbazan, en Bigorre ou en Comminges ?