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Bagiry

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Superficie : 280 ha

Population 1999 : 77 habitants

Habitants : les Bagiriens

Cours d’eau : la Garonne

 

Historique :
Bagiry est un petit village dont on trouve peu de traces dans les écrits. A l’époque, un établissement thermal était implanté dans la partie de Sainte-Marie. Au Moyen Âge, Bagiry relève de la châtellenie de Fronsac, incorporé dans le comté de Comminges. Ses seigneurs sont les chevaliers de Mont qui résident de l’autre côté de la Garonne, dans le château de Galié. Un petit monastère, ou un couvent, était établi à côté de l’église Saint-Hilaire. L’élevage de bovins pratiqué actuellement est rendu possible grâce à la présence de nombreux pâturages.

 

Colonne et Chapiteau (Vers le XIVe siècle) (Marbre) (Cimetière) :

Seuls quelques vestiges subsistent du monastère ou du couvent autrefois contigu à l’église. Des substructions anciennes, des restes de tombes et quelques pierres sculptées ont été retrouvés. Parmi ces découvertes, une partie d’un fût d’une colonne de marbre supporte un chapiteau surmonté d’une croix de fer.

 

Chapelle Sainte-Marie (linteau) (1498) (Marbre) (Sainte-Marie) :

Le linteau de la porte d’entrée est sculpté en son centre d’un blason dégradé pendant la révolution, daté de 1498. Selon une tradition locale, l’existence de cette chapelle découle d’un miracle. Une fille muette gardait son troupeau, quand une dame apparaît et lui demande de lui donner un bel agneau. Surprise, la bergère lui dit : « attendez Madame que j’aille demander la permission de mes parents » et va leur annoncer la nouvelle. Heureux de la voir guérie, ses parents accèdent à la requête demandée. L’inconnue félicite alors la bergère de sa foi et lui demande qu’une chapelle soit élevée en son honneur afin d’apporter consolation et guérison. Le curé fait demander à la vierge d’indiquer l’endroit de la construction et, le 8 septembre, une couche de neige tombe à l’emplacement sur lequel ses pieds s’étaient posés. La chapelle, dédiée à Notre dame des Neiges, est édifiée. Située à proximité d’un petit vignoble, elle est renommée Notre dame des Vignes, quelque temps plus tard.

 

Sainte-Marie des Vignes (XVe ou XVIe siècle) (Bois et plâtre polychrome et doré) (Chapelle Sainte-Marie) :

Située dans une niche, cette représentation peu courante de la Vierge, les bras écartés et tenant une fleur à la main gauche, a conduit l’historien Pierre Billon à se demander s’il s’agit bien de la statue d’origine. Le retable de la chapelle a été démonté et caché pendant la Révolution, et il a peut-être été installé dans l’église Saint-Hilaire. La statue de sainte Marie des Vignes se trouverait donc elle aussi dans cette église.

 

Blason des Binos (XVe ou XVIe siècle) (Bois polychrome) (Église Saint-Hilaire) :

Dans cette église, les soubassements des colonnes extérieures du retable comporte chacun ce blason sculpté et peint. La roue garnie de pointes représente l’instrument du supplice de Sainte Catherine d’Alexandrie. Cette roue a constitué le meuble principal des armoiries des de Binos, originaires du village éponyme dans la Layrisse. Cette famille a joué un rôle important  dans la région car l’un de ses membres a fourni les moyens nécessaires à la construction du retable, et a fait apposer son blason comme signature.

 

Retable (XVIIe siècle) (Bois polychrome et doré) (Église Saint-Hilaire) :

Ce retable, qui provient peut-être de la chapelle Sainte-Marie, ne s’inscrit pas exactement dans l’abside. Il est consacré à la Vierge, et les scènes de l’Annonciation et de la Visitation encadrent celles de l’Assomption.

 

Vierge à l’Enfant (XVIe ou XVIIe siècle et 1841) (Bois polychrome et doré, h : 77 cm) (Église Saint-Hilaire) :

Cette statue, rénovée en 1841, proviendrait de la chapelle Sainte Marie, vidée de son mobilier pendant la Révolution. L’hypothèse d’A. Dumail, selon laquelle le retable et la statue ont été cachés puis réinstallés dans l’église Saint-Hilaire, est souvent admise.

 

Saint-Hilaire (XVIe ou XVIIe siècle) (Bois polychrome et doré) (Église Saint-Hilaire) :

Cette statue représente l’un des pères et docteurs de l’Église, né à Poitiers en 315. Natif d’une famille de patriciens païens, il se marie et se convertit au christianisme après avoir étudié la philosophie. Il devient évêque de Poitiers en 353, et il combat l’arianisme. L’empereur Constance, lui-même arien, l’exile en Phrygie, puis il autorise son retour à Poitiers, où il meurt en 368. Il est le patron de l’église.

 

(Source : Le Patrimoine des Communes de la Haute-Garonne, Tome I, Ed. Flohic, Paris, 2000.)

 

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Mise à jour : 29/04/08

Création : Office de Tourisme de Barbazan - Juillet 2006